Origine


Le Yoseishin Karaté Do voit le jour le 17 avril 2016 à Québec, devant une assemblée de ceintures noires.

 

L’art pratiqué aujourd’hui puise son inspiration dans l’œuvre de Sensei Giancarlo Lucchesi-Borelli, fondateur de la Fédération Yoseikan Karaté Do, dans le développement assuré par Hanshi Marc Asselin, et dans la continuité portée par Hanshi Louise Chevalier, 9e dan, qui poursuit la mission de ses maîtres.

 

Le Yoseishin est une voie de recherche, de fidélité et de profondeur tourné vers l'essence du karaté traditionnel. L’étymologie de Yoseishin est :

« Développer la voie du karaté dans un esprit de droiture ». 

 

Généalogie simplifiée de Yoseishin :  

Im

Le Yoseishin se distingue par une orientation plus traditionnelle et introspective. Ses convictions martiales sont centrées sur :

 

Le retour aux sources du karaté traditionnel japonais par :

  • l'étude des katas comme fondement technique et philosophique.
  • Analyse des bunkai cherchant le sens originel des mouvements.
  • Respect des principes : distance, timing, respiration, intention, stabilité, transmission.

La préservation des particularités du karaté d'origine

  •  Importance de la forme, de la structure, de la posture.
  • Fidélité aux valeurs martiales classiques : respect, humilité, persévérance, sincérité.

Une philosophie centrée sur la profondeur plutôt que la diversité

  • Le Yoseishin ne cherche pas à multiplier les disciplines
  • Il vise plutôt à approfondir ce qui constitue l'essence du karaté.

Une ouverture d'esprit authentique

  • Ouverture aux autres styles d'arts martiaux, non pour se disperser, mais pour mieux comprendre les racines communes.
  • Dialogue martial, respect des traditions, curiosité constructive.

Ses valeurs fondamentales  :

  • La continuité d’une philosophie de droiture, qui guide chaque geste et chaque décision.
  • Le respect des traditions martiales, garantes de l’authenticité et de la transmission fidèle.
  • Un esprit d’ouverture, qualité maîtresse d’un dojo, permettant d’adapter le karaté à la réalité d’aujourd’hui tout en préservant ses origines.
  • L’étiquette japonaise, pour parler le même langage dans les dojo et maintenir l’unité culturelle.
  • Des principes universels : respect de soi et des autres, loyauté, honneur, intégrité, rigueur, humilité et fierté.
  • L’esprit d’unité, qui reflète le sens de la famille et renforce la cohésion des pratiquants.
  • Le développement d’un sentiment d’appartenance, essentiel à la vie communautaire du dojo.
  • La recherche des origines dans les kata, l’étude du mouvement et le perfectionnement constant, garants d’un enseignement de qualité.

 


hanshi LOUISE CHEVALIER, 9E dan


Fondatrice de

l'Association Yoseishin Karate Do

  

Louise Chevalier évolue dans l'univers des arts martiaux depuis 50 ans incarnant passion, discipline et transmission.

 

Son intérêt pour le karaté naît en novembre 1974, à la suite du spectacle Le monde fantastique des Arts Martiaux présenté au Colisée de Québec. Dès janvier 1975, elle entreprend sa pratique sous la direction de Sensei Marc Asselin, lui-même élève de Sensei Giancarlo Luchessi-Borelli, président-fondateur du Yoseikan Karaté Do. Dès l’obtention de sa ceinture verte, Sensei Asselin reconnaît en elle des talents de technicienne, ce qui marque le début d’une longue carrière consacrée à l’enseignement.

 

En décembre 1977, elle reçoit sa ceinture noire des mains de Sensei Giancarlo Luchessi-Borelli.  

 

Grande compétitrice dans l’âme, elle s’illustre sur la scène nationale et internationale entre 1976 et 1996, tant comme participante que comme arbitre. Toujours classée parmi les premières, elle remporte de nombreuses victoires et gagne la reconnaissance de ses pairs.

 

Sa progression technique est constante : elle obtient le grade de 2e dan en juin 1980, puis celui de 3e dan en 1983, confirmant son expertise et son engagement indéfectible envers le karaté. 

 

Très investie dans la vie de l’organisation, elle est élue en septembre 1983, lors de l’Assemblée générale des ceintures noires de la Fédération, au poste d’administratrice du Conseil d’administration

et membre du Comité des grades.

  

En avril 1984, elle prend part à l’équipe de démonstration lors du Championnat international de la Côte d’Ivoire, à Abidjan. Deux ans plus tard, en 1986, elle rejoint l’équipe d’élite Yoseikan et s’impose en remportant la première place en kata, toutes catégories confondues, au Championnat de l’Est du Canada.

 

En juin 1987, lors du stage annuel intensif de cinq jours tenu à la base de plein air du Lac Sergent, elle marque l’histoire en devenant la première femme du style Yoseikan à obtenir le grade de 4e dan. Le mois suivant, elle est couronnée triple médaillée d’or aux Jeux du Québec. La même année, la Professional Karate League (P.K.L.) la classe au 3e rang national en combat et au 4e rang en kata armé. Elle participe également à la rencontre USA‑Canada à Boston au sein de l’équipe féminine Yoseikan.

 

En juillet 1989, elle poursuit son perfectionnement en Europe en prenant part au stage Yoseikan‑Budo International, dirigé par Maîtres Minoru et Hiroo Mochizuki, père et fils, à Marignane, près de Marseille.

 

En juin 1991, lors du stage annuel tenu à la station de plein air Le Saisonnier à Lac Beauport, Kyoshi Marc Asselin lui décerne le grade de 5e dan. La même année, elle s’impose en compétition en étant couronnée Grande championne en kata toutes catégories au Championnat de l’Est du Canada.

 

En mai 1993, elle poursuit son perfectionnement en Europe en participant au séminaire de la World Kobudo Federation, organisé à Charleville‑Mézières en France et dirigé par plusieurs grands Maîtres. Son expertise est également reconnue sur le plan organisationnel : elle est nommée directrice technique pour la région de Québec et membre du Comité technique de la Fédération.

 

En novembre 1994 et 1995, elle contribue au rayonnement du Yoseikan en intégrant l’équipe de démonstration lors du prestigieux Budo ShowLa nuit des arts martiaux — organisé par Sensei Jean Frenette, champion du monde en kata musical, à l’Auditorium de Verdun.

  

En mai 1995, elle est sélectionnée pour représenter l’équipe féminine du Championnat du Monde de Yoseikan‑Budo International, tenu à Brigue‑Fiesch en Suisse, où sept pays étaient représentés. L’équipe Yoseikan décroche la médaille de bronze, tandis que l’équipe masculine se classe 4e parmi dix nations.

 

En avril 1996, elle agit comme ambassadrice des femmes dans les arts martiaux en participant à l’équipe de démonstration de la Fédération lors d’un événement à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

 

En novembre 1997, son expertise est consacrée par l’obtention du 6e dan devant le Comité des grades de la Fédération. Deux ans plus tard, en 1999, elle prend part à la convention de la World Kobudo Québec au Centre des congrès, où elle contribue à l’équipe de démonstration.

 

En novembre 2000, à l’Hôtel Quality Inn du centre‑ville de Québec, Kyoshi Marc Asselin lui décerne le titre de Shihan, en reconnaissance de ses 26 années de pratique au sein de la Fédération. Enfin, en novembre 2003, Hanshi Marc Asselin lui remet le grade de 7e dan, confirmant son statut de pionnière et de figure incontournable du Yoseikan. 

  

Louise consacre une grande partie de sa vie à la pratique et à l’enseignement du karaté, toujours aux côtés de Hanshi Marc Asselin au Dojo Central de la Fédération. Ensemble, ils ont formé des centaines d’élèves et contribué à l’élévation de nombreux pratiquants au rang de ceinture noire.

 

Au‑delà des stages annuels de la Fédération, elle participe et enseigne dans de nombreux séminaires et conventions, aux côtés de maîtres issus de diverses disciplines d’arts martiaux, affirmant ainsi son ouverture et son rayonnement.

 

En 2005, à la suite du retrait de Hanshi Asselin de la vie active du karaté, Shihan Chevalier se voit confier les fonctions de directrice technique et de responsable du Comité des grades, dont elle assure le développement avec rigueur et passion.

 

En mars 2008, un hommage lui est rendu lors du séminaire Québec Classique d’arts martiaux, organisé à l’hôtel Château Laurier par Hanshi John Therien, 9e dan, de la World Kobudo Federation.

 

Le point culminant de sa carrière survient en novembre 2008, lorsque Hanshi Asselin, 9e dan, lui décerne le grade de 8e dan ainsi que le titre de Kyoshi, consacrant son parcours exceptionnel et son rôle de pionnière dans le monde des arts martiaux.

 

Le 31 mai 2014, à l’occasion du 40e anniversaire de la Fédération Yoseikan Karaté Do, un hommage particulier lui est rendu. On y souligne sa ténacité, sa rigueur, son courage, son savoir‑faire et son sens de la perfection, tout en rappelant qu’elle est la première femme à atteindre un niveau aussi élevé dans son style et en saluant son travail remarquable.

 

En octobre 2015, Kyoshi Chevalier quitte la Fédération Yoseikan Karaté Do pour fonder, en janvier 2016, l’Association Yoseishin Karaté Do, dont l’étymologie signifie : Développer la voie du karaté dans un esprit de droiture

 

Son approche du karaté demeure profondément inspirée par ses maîtres Giancarlo Luchessi-Borelli et Marc Asselin, qui ont marqué son cheminement.

 

Depuis septembre 2017, Kyoshi Chevalier assume la présidence du Conseil d’administration, poursuivant ainsi son engagement dans la transmission et le développement des arts martiaux.

 

Membre de la division canadienne de la Dai Nippon Butoku Kai (DNBK) depuis 2017, elle reçoit en février 2018, à Kingston en Ontario, des mains de Hanshi Ken Tallack, 9e dan et représentant officiel de l’organisation au Canada, le prestigieux Prix des Bâtisseurs. Cette distinction, décernée par une institution fondée en 1895 sous l’autorité d’un membre de la famille impériale japonaise, souligne sa vie consacrée à la pratique et à la préservation des arts martiaux par l’enseignement et le respect des traditions.

 

En avril 2018, elle se rend à Abidjan, en Côte d’Ivoire, afin d’y implanter les structures et promouvoir le Yoseishin, poursuivant ainsi son œuvre de rayonnement international.

 

Le 20 novembre 2018, au Dojo Lebourgneuf de Québec, devant ceintures noires et élèves, elle reçoit de la DNBK, par l’entremise de Hanshi Ken Tallack, la reconnaissance officielle du titre de Kyoshi. 

 

Le 31 juillet 2022, lors du premier festival d’été d’entraînement à Kingston, en Ontario, un comité indépendant de l’Association canadienne du Karaté‑Kung Fu, présidé par Hanshi Ken Tallack et composé de hauts gradés, lui décerne le titre de Hanshi, la plus haute distinction de Maître dans les arts martiaux.

 

Pratiquante accomplie, elle est également 4e dan en Iaïdo Seiya‑ryu (Jun‑Shidoin) et 1er dan en Kobudo (OKDR - Okinawa Kobudo Doushi Rensei‑Kai).

 

Le 6 août 2023, à Kingston, elle reçoit de la prestigieuse Dai Nippon Butoku Kai (DNBK), par l’entremise de son représentant au Canada, Hanshi Ken Tallack, la certification officielle de son 8e dan ainsi que la reconnaissance du titre de Hanshi. Elle entre ainsi dans l’histoire en devenant la première femme au Canada à obtenir ce titre éminent certifié par la DNBK.

  

Le 2 novembre 2024, elle est intronisée au Canadian Black Belt Hall Of Fame lors d’une cérémonie tenue au Palais des congrès de Gatineau.  Elle devient la sixième femme à y être admise depuis 2006, rejoignant un cercle restreint de pionnières.  Cet hommage illustre son engagement indéfectible et sa contribution remarquable à la communauté canadienne des arts martiaux, consacrant une vie entière vouée à la pratique, à l'enseignement et à la transmission des valeurs du Budo.

 

Le 10 décembre 2025, Hanshi Jean-Noël Blanchette, 10e dan, Fondateur du Shinbu-ryu Karate-do, utilise son statut et ses privilèges pour lui décerner le grade de 9e dan en Karate-do.

 

Hanshi Chevalier demeure un modèle de rigueur, de persévérance et d'inspiration pour les générations futures.